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Le blog  des echos

TAMAZGHA AIME LA CLARTE

12 Octobre 2010 , Rédigé par Dzecho Publié dans #LES ECRITS DE TAMAZGHA

L’identité nationale est un problème du passé, du présent et du futur

Source:El Watan  du 12.10.10  


Dans une interview accordée à la revue scientifique japonaise, The journal of Sophia Asian Studies, rapportée par votre journal, l’ancien président de la République Chadli Bendjedid a déclaré : «Il n’y a pas d’identité algérienne spécifique à l’Algérie, à part l’identité arabe et musulmane.»



Il rejoint le bureau politique du PPA-MTLD qui a adressé, fin 1948, à l’ONU, un mémorandum où il était écrit : «L’Algérie est une nation arabe et musulmane depuis le VIIe siècle». Le mémorandum demandé par Messali Hadj, qui devait se rendre à l’ONU, refuse de donner à l’existence de l’Algérie une origine plus lointaine que l’occupation arabe qui remonte au VIIe siècle de l’ère chrétienne. Les signes avant-coureurs de cette déclaration, qui n’était pas un incident de parcours, mais une suite logique de la politique suivie par Messali, après ses séjours au Moyen-Orient, particulièrement en Egypte, n’a pas été examinée à la lumière des réalités nationales, mais a intégré mécaniquement un modèle extérieur dicté par Azzam Pacha, secrétaire général de la Ligue arabe, et Chekib Arslan, qui revendiquaient un empire arabe allant de l’océan Pacifique à l’océan Atlantique.
Cette falsification de l’histoire a déclenché la crise dite «berbériste» de 1949 qui est en réalité une crise contre les Berbères, une crise identitaire qui a privé les Algériens de leur algérianité. Toute volonté ou force, visant à intégrer et à assimiler les Berbères à une identité importée, à éliminer leur culture et leur langue, à les réduire à une minorité, déclenche la résistance.
Chadli Bendjedid a le droit d’exprimer son choix, sa conception de l’identité nationale, qui n’est pas celle des spécialistes les plus chevronnés ni celle des amateurs éclairés. L’identité d’une nation, c’est ce qui fonde une âme, une philosophie, une culture, un vivre ensemble.  Le président de la République, secrétaire général du FLN, parti unique, parfois parti-Etat donc colonisateur, souvent parti-godillots, un parti colonisé.


Chadli Bendjedid s’est entouré, le 20 avril 1980, d’une carapace féroce pour éliminer les militants qu’il n’a pu ni intégrer ni assimiler à l’arabisme.
Il a appliqué une répression collective, en allant plus loin que le fabuliste qui disait : «Si ce n’est pas toi, c’est donc ton frère.» Il a dit : «Si c’est ton frère, c’est toi aussi.» Le 20 avril 1980 a été le retour à la source du peuple algérien et la revanche des racines.» Chadli Bendjedid a déclaré, en 1983, au Congrès du FLN : «Au Maghreb, tout musulman est arabe.» Je suis musulman, avait-il dit, donc je suis Arabe. Où a-t-il conduit l’Algérie, car ce qui guide peut égarer. Une blessure qui s’est cicatrisée et qui s’ouvre à nouveau fait plus de mal que la première fois. Les plaies les plus graves sont celles qui atteignent la personne humaine dans sa dignité. Pour Chadli Bendjedid, qui regarde l’amazighité comme si elle lui était extérieure, les Amazighs doivent abandonner leur culture et leur langue profondément enracinées dans le peuple, s’intégrer à l’arabité, devenir Arabe. L’affirmation de l’arabité ne peut aller de pair avec l’exclusion de l’amazighité. Les Amazighs ne peuvent ni renier leurs ancêtres, ni rougir de leurs parents, ni avoir honte d’eux-mêmes. C’est une erreur historique, une faute politique qu’il est urgent de réparer, une épine enfoncée dans le corps qu’il est salutaire d’extraire. Il faut siffler à temps la faute et faire en sorte qu’elle ne puisse se perpétuer. Le pire n’est pas toujours certain, disait Calderon, encore faut-il se mettre en condition de l’éviter.
Chadli Bendjedid a suivi le courant assimilationniste qui a programmé la disparition des Amazighs au sein de l’arabité, oubliant que la décadence de Rome a relevé de son impuissance à assimiler les Berbères. Une langue maternelle ne s’élimine pas, pas plus que le peuple qui la parle, car elle n’est pas seulement un mode de communication privilégié, mais, plus important encore, elle est un creuset où s’élaborent la façon de raisonner, la manière particulière d’être, de vivre, de manifester et de créer. La nation algérienne n’est pas à créer, elle existe depuis des millénaires.
L’Algérie est algérienne et ne peut devenir une colonie culturelle et linguistique du Moyen-Orient, de l’Egypte en particulier, où le concept de l’Etat est fragile et où la politique s’apparente au clientélisme, à la tribu et au religieux. L’Islam est tolérant, ouvert, n’obéit pas au nationalisme des Etats ou des peuples qui l’adoptent ou le propagent, car il est universel et ne peut être limité à une appartenance ethnique ou linguistique.


L’Algérie est un vieux peuple qui n’a pas changé d’ethnie avec l’arrivée de l’Islam. Il n’y a en Algérie que des Berbères berbérophones et des Berbères arabophones appelés Arabes. On ne peut pas dire le peuple arabe d’Algérie, ou l’Algérie arabe, mais le peuple algérien tout court. Il faut appeler ce pays par son nom l’Algérie, sans suffixe ni préfixe, et tous ses habitants par le leur, Algériens et fiers de l’être. On naît Algérien, mais on le devient aussi.
Le parti Baâth syrien, qui est en rupture avec son frère irakien, a retenu que tous ceux qui parlent la langue arabe sont des Arabes. De par le monde, un musulman sur cinq est arabe, et tous les Arabes ne sont pas musulmans. Les Baâthistes algériens et assimilés considèrent les Algériens francophones non seulement comme des Français mais intégrés au parti de la France, (hizb frança). Etre Algérien c’est aimer l’Algérie, patrie vivante et vibrante en chacun de nous, c’est assumer ses racines, car les renier ou les oublier, c’est trahir. Tout peuple qui n’a pas perdu ses racines garde son identité. Le peuple algérien, comme une rivière fidèle à sa source, suit son cours, s’élargit, grossit, s’enrichit de nouveaux affluents qu’elle intègre et fait siens. Les apports nouveaux ont joué dans le sens d’un enrichissement malgré les heurts de l’histoire.


L’histoire se met au service de la politique


Avant de restituer l’histoire aux historiens comme le recommande Mohammed Harbi, il faut la revisiter, car elle est faite du flux et du reflux des cultures. Il faut porter un regard sur l’histoire de la Numidie qui est devenue l’Algérie, comme la Gaule est devenue la France. Il est difficile d’interroger le passé, et surtout de bien l’interroger. Pour Jean Claude Vatin : «Des confédérations tribales élargies donnèrent naissance à de véritables royaumes plus de deux siècles avant l’ère chrétienne. La dynastie Massyle, dont Massinissa, Jugurtha et Juba II furent sans doute les plus brillants représentants, fonda un empire la Numidie, ancêtre lointain de l’Algérie actuelle.» La Numidie, qui dessine à l’avance l’espace où l’Algérie allait grandir, possédait les trois éléments requis pour constituer un Etat, à savoir : un territoire délimité, une population regroupée, des structures administratives. Elle a été une terre d’invasions et de conquêtes, à cause de sa situation géographique. L’Algérie est occupée par les Phéniciens, puis les Carthaginois, les Romains, les Vandales, les Byzantins, les Arabes, les Turcs et les Français. Sous l’ère ottomane, après la chute de Grenade, l’Espagne s’empara de Mers El Kebir, puis d’Oran en 1509. Les deux royaumes berbères furent unifiés un temps par Massinissa (203-148 avant l’ère chrétienne), plus tard, par son neveu Jugurtha qui résista à l’empire de Carthage, puis de Rome. Jugurtha est inscrit dans l’histoire et au premier rang. Il apparaît à travers la légende, avec son renom, son prestige, sa stature grandie et démultipliée à travers les siècles, son patriotisme, son style, son expérience, sa capacité à faire face aux dures épreuves, comme le visionnaire politique qui s’est identifié à cette terre rebelle à toute occupation, dont il fut un de ses plus illustres fils. Comment expliquer un pouvoir porté à son apogée, dans une nation unie, à une époque où partout ailleurs dans le monde, les nations et les Etats n’existaient pas encore. Le XVIIIe siècle européen a été celui de la nationalité. Il n’est pas inutile de garder en mémoire que le peuple allemand n’a réalisé sa première unification nationale qu’en 1871. Juba 1er, roi de Numidie, et Tacfarinas ont défié l’empereur romain. Vercingétorix, vaincu à Alésia en 52 avant l’ère chrétienne, s’est rendu devant Jules César empereur romain. Juba 1er a lui préféré le suicide à la capitulation et au déshonneur. C’est depuis cette époque que les jeunes Berbères chantent «Anerrez ouala aneknou» (plutôt se casser que de s’incliner.)

L’évéque Donat des Nememchas, père du Donatisme qui a déstabilisé l’Eglise de Rome durant trois siècles jusqu’à l’arrivée des Byzantins, a attiré à son Eglise un mouvement nationaliste révolutionnaire, rassemblement des paysans berbères appelés les Circoncellions qui virent dans cette dissidence religieuse non pas une simple crise religieuse, mais une résistance à l’égard de l’occupation romaine de cinq siècles, liée au refus ancestral de la population berbère d’être dominée par les envahisseurs. Les Berbères, adeptes du Donatisme, ont été exploités, opprimés, humiliés par l’empire romain et par les catholiques à leur tête Saint Augustin qui les qualifia d’hérétiques, de schismatiques, de bandits sans foi. Trois figures de proue, Koceila, Kahina et Youghoumrassène ont résisté aux premières expéditions arabes. Jugurtha et la Kahina étaient le symbole de la lutte multimillénaire pour la défense de l’indépendance du pays et la sauvegarde de la liberté. La Kahina a assumé avec acharnement sa mission historique à une époque symbolisant courage, audace, héroïsme, clairvoyance, lucidité, dévouement pour la patrie. Elle a été un des plus grands hommes de cette époque. L’absence de sensibilité, pour ne pas dire de compréhension, si ce n’est d’adhésion à l’égard de la Kahina, est un défi à l’histoire, alors qu’elle a mis en exergue un des épisodes les plus glorieux de notre histoire nationale, comme toujours la résistance du peuple algérien à l’envahisseur. La vérité est que la conquête arabe, par les armes et dans le sang, a trouvé en face d’elle comme en face de tous les envahisseurs des Berbères qui ont dignement et au prix de leur vie défendu leur patrie. La conquête arabe n’a été qu’une conquête parmi les autres, qu’une invasion parmi les autres. Pour Ibn Khaldoun : «Les invasions arabes furent violentes et destructrices, comme toutes les conquêtes militaires, avant d’apporter dans plusieurs contrées, paix et sécurité.» Roger Garaudy écrit dans ses promesses de l’Islam : «Les grandes invasions et les grandes dominations furent toujours de grandes régressions.» L’apport arabe n’a pas été important en termes de population, pour modifier l’assise sociale de la population.
Il faut remonter à la source et aux racines du peuple algérien pour ne pas s’égarer dans les mythes et comprendre que ce peuple ne peut être ni intégrable ni assimilable, qu’il a été plusieurs fois occupé, mais jamais conquis, qu’il n’a accepté aucune colonisation et que les colonisateurs ont été colonisés ou rejetés à leur tour.

C’est cette constante détermination du peuple algérien à être artisan à part entière de son destin, qui l’a poussé à lutter contre tous les envahisseurs, des Carthaginois aux Français, malgré les défaites subies, à ne pas abdiquer ni courber l’échine, comme en témoignent ses combats, ses insurrections, ses soulèvements, ses révoltes. Il a réussi à se libérer de toutes les tyrannies, à chasser ses colonisateurs ou à les intégrer pour son enrichissement. Embarek El Mili «défendit avec passion l’indépendance des Berbères, qui se sont emparés partiellement de la langue et des mœurs des différents peuples qui les envahirent, mais seulement après les avoir empreints du caractère berbère». Chaque envahisseur, chaque occupant, simplifie le passé du pays pour justifier sa conquête, et dire qu’avant lui n’existait ni patrie, ni peuple. Chacun a dit à sa manière : avant moi rien n’existait, avec moi tout commence. Le colonialisme français a nié 132,  ans durant, l’existence de la nation et du peuple algériens. «L’Algérie n’a jamais existé en tant que nation-Etat et peuple, n’a pas d’histoire et son nom même est une création française. Le nationalisme algérien n’exprime rien d’autre que le fanatisme religieux». Pour Fanon : «Par une sorte de perversion, le colonialisme s’oriente vers le passé du peuple opprimé, le distord, le défigure, l’anéantit». L’Algérie est colonisée parce qu’elle est colonisable, comme l’avait soutenu Stéphane Gselle, n’est qu’un slogan creux. Dans sa déclaration du 16 septembre 1959, où il a reconnu, au nom de la France, le droit du peuple algérien à l’autodétermination, à disposer librement de son destin, le général de Gaulle a nié l’existence d’une nation et d’un Etat algérien dans le passé et dans le présent, mais a reconnu que la France n’a jamais réussi à pacifier, à plus forte raison, à intégrer et à assimiler l’Algérie. Le parti communiste français (PCF) a longtemps soutenu que la nation algérienne n’existait pas, du fait que les cinq définitions de Staline relatives à la formation de la nation ne s’appliquent pas à son cas. Pour Staline, les cinq critères qui servent à définir une nation sont : l’histoire, la langue, le territoire, l’économie et la communauté spirituelle. Pour Maurice Thorez, secrétaire général du PCF : «La nation algérienne n’a pas existé, mais avait pris corps étant en formation. Il y a une nation algérienne qui se constitue, elle aussi, dans le mélange de 20 races». Le colonialisme, qui a prouvé son total mépris de l’humain en l’asservissant, est l’enfer sur terre. Il a régné par le fer et le sang, a spolié, humilié les Algériens, a fait la promotion du racisme, de la xénophobie et de l’intolérance. La pensée ethniciste et raciale forme l’armature de son idéologie. On ne peut revêtir le colonialisme qui n’est que violence, actes de barbarie, crimes de guerre, crimes contre l’humanité, du nom de civilisation. Le colonialisme français avait joué les tensions ethniques pour en faire le facteur dominant de la vie politique afin d’empêcher la culture tamazight et arabe, élément de base de la question nationale, de se solidariser. Ce fut un échec total. Les langues tamazight et arabe étaient méprisées par le colonialisme qui les considérait comme des langues d’incultes et incapables de modernisation et d’internationalisation.

Après l’indépendance, la langue arabe s’est trouvée dans la position de langue dominante, méprisant et opprimant tamazight. C’est en examinant le passé qui nous tient et nous guide, que le présent saute aux yeux, du fait que les images se croisent, s’acheminent dans l’espace et dans le temps, font fusionner le formalisme et l’insolite, l’humain, la réflexion et l’action. Il demeure un lieu de mémoire de l’identité nationale. Le passé n’est jamais dépassé, continue d’exister sans cesse sur le point de ressurgir, pour s’ouvrir sur l’avenir. Le présent, on n’en parle pas, on le fait, il est chaud et vivant, mérite d’être approfondi, pourvu qu’on soit attentif à ce qu’il peut donner. Que de cris entendus ou sourds pour la défense de l’amazighité, dont je voudrais me faire l’écho, avec objectivité, impartialité et honnêteté intellectuelle. L’amazighité qui a son sens, son originalité et sa nécessité dégage une grande leçon de philosophie politique :
que dois je savoir ? Que dois-je faire ? Que m’est-il permis d’espérer ? A l’éternelle question : Qui je suis ? D’où je viens ? Où je vais ? Je réponds sans hésiter : je suis moi, je viens de chez moi, et j’y retourne. Mais qui est moi ?
«J’existe, je pense donc je suis», disait Descartes. Socrate ajoutait : «Connais-toi, toi-même». Le devoir qui est le principe même de la vie sociale ne se fait pas à moitié, mais en entier. La vérité a son caractère tonique, s’exprime avec une simplicité d’où est bannie la langue de bois. L’identité nationale doit être longuement réfléchie, mûrie, concertée, soigneusement préparée, largement expliquée, valorisée. Elle doit être étudiée dans le temps et dans l’espace, en raison des luttes qui l’ont transformée dans le passé et qui doivent l’élargir dans l’avenir. Elle n’est pas à dépasser ou à compléter, mais à reprendre de fond en comble. La prise en considération de l’amazighité dans l’identité nationale sera l’aboutissement du déroulement de l’histoire, qui peut être accéléré ou freiné, selon le degré de conscience et de combativité des Algériens. C’est une cause nationale. Nous sommes un seul peuple. L’identité nationale est le produit de la volonté des Algériens de vivre ensemble, de partager la vie commune.                      

Ali Yahia Abdenour

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amsaru 16/10/2010 19:09


amsaru dit :

A part Ali yahia et quelques autres Kabyles, avez vous jamais entendu ou lu des intellos algériens dire que nous sommes des amazighs et nous voulons rester. Au mieux ces intellos disent comme
chadli qu’ils sont d’origine amazighs arabisés par l’islam et au pire qu’ils sont carément arabes et fiers de l’être.

Inutile d’ailleurs de chercher du côté des intellectuels, l’algérien lambda, à l’exception des Kabyles, se disent FIERS d’être ARABES. Ils demandent même aux Kabyles de ne plus leur casser les
pieds avec leur amazighité. Ils s’en tapent le cocsis avec l’mazighité, ils n’ont rien à cirer... Ils se veulent arabes et rien que arabes. Ils ne cessent de répéter aux Kabyles qu’ils peuvent
aller fourrer leur amazighité ailleurs.

Radoter que l’algérie a été amazighe, tous les Kabyles le savent. Mais quand un peuple vous dit qu’il est arabe, il faut lui foutre la paix... Chadli ne fait que répéter ce que disent tout haut
tous les algériens non Kabyles. Allez dans la rue à Alger, à Constantine, à Annaba et ailleurs et dites leur qu’ils sont amazighes ils vous lapideront et vous accuseront de racistes et kofr... Ils
n’en veulent pas. Comment faut-il qu’ils le disent pour leur lâcher les basquettes.

Il n’ y a que les Kabyles qui vivent la douleur de voir son identité non reconnue, il n’ y a que les Kabyles qui ont des ulcères parce que leur identité Kabyle est tous les jours malmenés. Il n’ y
a que les Kabyles qui brulent à l’intérieur car leurs enfants sont scolarisés dans une autre langue que la leur. Il n’ y a que les Kabyles qui la mort dans l’âme voient leur langue piétinée.

Que Chadli caresse dans le sens du poil ses concitoyens en affirmant haut et fort qu’ils sont arabes avec une vagues origine n’est pas nouveau et ne choque aucun Kabyle qui tous les matins et tous
les soirs voit ses petits enfants lire les maths, la géographie, la chimie et l’Histoire en arabe dans une école située à 10 mètres de la maison... Voilà ce qui est choquant !

Sauvons ce qui peut être sauvé : Les Kabyles veulent être reconnus en tant que Kabyles ou en tant que Amazighs, soit ! Qu’ils s’unissent pour revendiquer un statut à part des autres algériens qui
eux tournent la tête plutôt du côté orientale. Qu’ils revendiquent et assument leur langue Kabyle comme Première Langue. Pour cela, il n’ y a pas trente six solutions : ni l’Etat algérien, ni le
peuple algérien n’est d’accord pour mettre la langue des Kabyles EGALE de leur langue arabe, attendre d’eux qu’ils changent d’avis c’est de la lâcheté : seule la prise en mains des Kabyles par
eux-même (pour cela il en faut du courage, ce qui est rare) peut redonner à leur langue son VRAI STATUT et faire reconnaître leur identité qu’ils pourront appeler Kabyle ou Amazighe.