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Le blog  des echos

TAMAZGHA VA-T-ELLE SE VIDER DE SA SEVE?

2 Mai 2010 , Rédigé par Dzecho Publié dans #TAMAZGHA CE N'EST PAS DES MIRAGES

Les “brûleurs” de désespoir !

2 mai, 2010 Posté dans Harraga Improvisateur pour “Algérie Politique”

La seule unanimité qui existe dans le pays en ce moment est que tout le monde veut foutre le camp. Des nombreux paumés laissés-pour-compte aux cadres sup bien “assimilés” en passant par une classe moyenne fatiguée d’avoir le cul coincée entre deux chaises, tous veulent quitter le pays. Passé le verbiage très nationaliste que nous prêche sans modération tous les conseillers du grand bluff national, seule une image gravée dans ma mémoire, me suffit à déclarer sans aucune possibilité d’erreur, qu’ils sont en train d’emballer du vide. Ainsi, sans grande difficulté, puisque les faits remontent à peu d’années, je me remémore les cris que scandait la foule en délire lors d’une visite présidentielle française en Algérie. Des milliers de voix se sont unies pour hurler sans aucune retenue ni honte les slogans suivants: “donnez-nous des visas” et surtout “Chirac Président!”. Ce fût un tsunami populaire. Les accompagnateurs Français de “sidi” le président, pour leur part,eux, sont restés sans voix . C’est à mon avis un signe patent de l’ECHEC TOTAL DU MOUVEMENT DE LIBERATION. Je sais, que par le passé, plus exactement en 1958, De Gaulle avait été reçu avec des hourras en plein guerre d’Algérie. On a tout fait, tout essayé, par la suite, pour nous présenter ces cris de joie comme émanant d’une minorité agissante:les harkis. On les a cru hélas… Dans l’Algérie post indépendance, le même scénario s’est répété avec plus d’acuité. En assistant médusé au spectacle donné par un peuple devant son égocentrique de président -comble de l’ironie, ignoré superbement- j’ai tendance à croire que cette “populace” est soit versatile soit manipulable et dans les deux cas il y a de quoi rester pantois. A moins qu’elle soit plus lucide malgré ses aspirations “iconoclastes”. La nouvelle race des aventuriers de l’impossible, nommés “poétiquement” harragas(brûleurs), est là pour nous confirmer que le malaise est profond. Des hommes et des femmes sont prêts à affronter les pires assauts des flots de la mer en furie pour échapper au quotidien d’une triste vie sans avenir. Beaucoup, par dépit, ont sauté à l’eau, très peu ont pu mettre pieds-à-terre sains et saufs la-bas dans ces terres devenues sanctuaires. Partir dans ces conditions, c’est plus que mourir un peu… une vraie hécatombe qui n’est qu’à son commencement .

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