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Le blog  des echos

DES FONDATIONS SOLIDES POUR TAMAZGHA

25 Août 2010 , Rédigé par Dzecho

Liès dit : 25 août 2010 Salutations à toutes et à tous. Cher @ Djamel Eddine, bonjour, c’est toujours un plaisir de te parler directement, comme au téléphone. Tout en te remerciant pour ton post, je ne te cache pas que je me suis senti agressé et frustré par la réponse du professeur @ Addi. Ce n’est pas une question d’amour propre, que Dieu merci, je sais tenir en bride. Frustré parce que je n’ai pas eu de réponse, ni une promesse de réponse à ma question. Agressé parce que le professeur s’est adressé à ma personne plus qu’à ma question. Tu sais le drame de l’Algérie c’est aussi cela : ses intellectuels. Même s’ils sont émérites dans leurs spécialités, ils pèchent par une énorme tare dans le domaine de la communication. Ils ne savent pas ce qu’est l’empathie, ni ce qu’est le décentrement. Ou plutôt ils connaissent la signification mais pas la pratique. Comment peut-on appeler ça et quel espoir nous reste-t-ils, étant donné que nous les considérons les phares qui nous guident dans cette nuit qui ne finit pas? Un intellectuel doit d’abord dominer son ego, ensuite être bon et courtois. Et tout cela procède de la sagesse. Je l’ai souvent dit : Il n’y a que le bon qui peut être intelligent. Autre question qui me chagrine, c’est que dès qu’un sujet a un lien, même indirect avec l’Islam ou la langue arabe, beaucoup de nos intellectuels se transforment en militants d’une cause. Moi je veux une Algérie plurielle et j’assume tous ses cotés. J’assume l’actif et le passif, je me sens profondément berbère alors que je ne suis ni chaoui, ni kabyle, ni mozabite, et j’assume mon arabité alors que je suis un pur descendant Sanhadja, de la dynastie des almoravides que tu as justement évoqué dans ton post. J’assume l’islamité de l’Algérie et j’assume sa chrétienne et sa judaïté. J’assume son histoire contemporaine et j’assume son histoire ancienne, plusieurs fois millénaire. Mes interventions sur LQA que certains déforment sont basées essentiellement sur le devoir d’équité. Je ne me sens pas tout à fait innocent, quand sous prétexte de défendre l’Islam et la langue Arabe on étouffe tout le reste. De quel droit? Et pourtant, moi qu’on veut stigmatiser, je me sens algérien jusqu’au bout des ongles. Mieux, je suis très confortable dans mon environnement et mon grand espace géographique qui est le Maghreb. Je peux être tunisien, et aussi marocain, en plus d’être algérien, sans problème et sans effort de ma part. Au risque de me répéter, je ne suis contre aucune de nos composantes culturelles et civilisationnelles, et je ne cherche pas à réécrire l’histoire, ni a remettre en cause ce qui a été bâti jusque là. Je veux juste unifier nos forces et rassembler cette immense richesse que recèle notre peuple. Et c’est pourquoi je prône la réconciliation, ma réconciliation, que beaucoup n’ont pas encore comprise, et que pourtant avaient bien comprise nos ainés pour l’avoir initiée un certain avril 1958, lors de la Conférence maghrébine de Tanger. Je rappelle ci-dessous, pour nos chers lecteurs, la déclaration commune qui en a été faite : « Nous, les représentants des mouvements de libération nationale de Tunisie, d’Algérie et du Maroc, proclamons solennellement notre foi en l’unité du Maghreb et notre volonté de la réaliser dès que les conditions s’y prêteront, c’est-à-dire quand les forces françaises et étrangères auront évacué leurs bases de Tunisie et au Maroc et quand l’Algérie sera devenue indépendante. » L’appel, lancé à l’issue de la conférence organisée à Tanger du 27 au 30 avril 1958, par les représentants du néo-Destour tunisien Bahi Ladgham, Ahmed Tlili, Abdelhamid Chaker, du FLN algérien Ferhat Abbas, Abdelhafid Boussouf, Abdelhamid Mehri, et de l’Istiqlal marocain Allal El Fassi, Ahmed Balafrej, Abderrahim Bouabid et Mehdi Ben Barka, suscite un immense espoir auprès des populations. « C’est la première réunion entre Arabes où l’on a discuté sérieusement, où l’on n’a pas noyé les problèmes dans les sinuosités précieuses et le creux des phrases », s’enthousiasme alors un participant tunisien dans l’hebdomadaire Action, l’ancêtre de Jeune Afrique. Mais ce projet n’a duré que le temps d’un rêve car la France coloniale veillait et l’Égypte de Nasser et de Fethi Dib activait. La suite, nous la connaissons tous. Quelques mois avant la tenue de la conférence, Abane Ramdane dont le sort fut scellé au Caire en Aout 1957, fut assassinée à Tétouan au Maroc par ses frères de combat le 27 décembre 1957. Apres cette conférence de tous les espoirs, les comploteurs se sont donnés le temps nécessaire pour bien digérer la mort d’Abane, après quoi, le 27 Aout 1957 exactement, c’était au tour de Ferhat Abbas d’être destitué de la présidence du Gpra. C’en était fini alors, de l’idéal des peuples pour un Maghreb Uni, quand ces deux grands architectes de la révolution et chantres de la démocratie et de l’État de droit ont été liquidés. A cause des convoitises de certains pays qui jusqu’à aujourd’hui ne veulent pas lâcher nos baskets. Il y a aussi je crois, un complexe duquel certains n’arrivent pas s’affranchir. Je ne vois aucune honte dans ce qu’on soit d’origine gitane, tzigane (que je donne pour l’exemple), métis, ou un mélange (turco-arabo-berbère). L’un prétend être un chérif parfait, l’autre un berbère pure laine, l’autre je ne sais quoi d’autre de pur et de parfait. Le privilège et le mérite n’est pas dans ce qu’on est, mais dans ce qu’on fait. Est-ce que nous aimons la patrie qui nous porte et qui nous nourrit ? Est-ce que nous la servons, ou nous la meurtrissons ? Est –ce que nous avons les capacités de vivre en symbiose et dans l’harmonie avec les gens qui nous entourent ? Est-ce que nous sommes capables de créer la paix et la joie de vivre autour de nous ? Est-ce que nous avons en nous la crainte de Dieu et la volonté de faire le bien ? C’est ça tout l’homme ! Tout le reste n’est que vanité et poursuite du vent. Je te salue cher frère @ Benchenouf. Je salue le Docteur Sidhoum et l’équipe de la Rédaction. Je salue nos frères internautes. Je salue ma compatriote @ Zineb Azouz et la remercie pour ses judicieuses explications. Et je ne finis pas mon post sans partager avec vous ces paroles de la sagesse : ‘’ Ne refuse pas un bienfait à ceux qui y ont droit, quand tu as le pouvoir de l’accorder’’. Fraternellement à toutes et à tous. Liès Asfour.

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